Egor : «Ce que j’aime : le défi, le challenge ! »

Egor, consultant BI russe de 28 ans, a quitté Moscou pour faire plusieurs Masters en France, avant de s’installer définitivement à Paris pour travailler en 2014. Récit d’un passionné de business intelligence multiculturel…

Quel Globe Trotter BI es-tu ?

C’est un peu particulier : à la fois expatrié et globe trotter ! Je suis russe expatrié à Paris, mais je travaille également en mission avec des clients à l’étranger, au Canada et aux Etats-Unis.

Ce qui t’as poussé à partir :

Ce n’était pas une décision instantanée : j’étudiais déjà le français à Moscou. Mon école avait plusieurs partenariats avec des écoles d’ingénieurs en France, alors je me suis dit : pourquoi pas ? J’ai été reçu à Centrale Lille, j’aimais beaucoup la région. Puis après avoir terminé mes études en Russie, j’ai commencé à travailler en BI dans le secteur bancaire. Mais la France me manquait, et avec la trentaine approchant, je me suis lancé de nouveau ! J’ai intégré un MBA à Dauphine pour développer d’autres aspects du métier : contrôle de gestion, finance, marketing, stratégie commerciale, logistique etc.

Ce qui m’attirait le plus : la dimension culturelle. L’histoire française, l’art de vivre, la gastronomie, ce sens critique des français, leur politesse… Aujourd’hui embauché en CDI, je travaille dans un milieu français avec une dimension internationale, ce que j’aime particulièrement.

Selon toi, quels avantages t’ont apporté ces expériences à l’étranger ?

Une capacité à être challengé. J’aime travailler dans des milieux internationaux avec des gens de cultures différentes. Dans un milieu qui n’est pas le notre, on progresse plus vite tant sur le pro que le perso. C’est un vrai défi, et j’aime beaucoup le défi aussi. Je suis expatrié russe en France, qui travaille avec des clients nord-américains, je parle français et anglais, j’ai même une collègue indienne : c’est riche et multiculturel.

J’ai aussi découvert d’autres modes de travail. Le fonctionnement canadien : ils sont à la fois très efficaces et jamais stressés ! En travaillant avec eux, on a beaucoup de pression mais ça reste toujours friendly. Les français, eux, voient les russes comme des gens très organisés, et pourtant je les trouve bien plus organisés que nous !

Au final, la dimension BI à l’étranger match mes attentes : il y a l’aspect technique, l’informatique dans le dur, et l’aspect conseil avec des clients très différents qu’on suit de près. Niveau compétences, j’ai découvert des technologies cutting edge en data vizualisation, touché à tout, des technologies ETL différentes ou des outils de reporting comme Essbase et microstrategy.

Ce qui t’as le plus surpris :

Souvent quand on pense « boite internationale » on pense pays du Nord ou de l’Europe Centrale comme l’Allemagne, alors qu’en France on pense grandes industries franco-françaises. Au final je travaille dans une PME  française mais très internationale, dans les missions comme dans l’ambiance de la vie de tous les jours, c’est super.

Une anecdote en particulier ?

La bise ! Maintenant je suis habitué, mais la première fois je suis resté immobile, c’était bizarre ! 

Comment s’est passée ton intégration ?

Très bien. Je suis toujours en contact avec les étudiants du MBA Dauphine qui sont pour la majorité des internationaux. J’ai des amis russes à Paris, mais j’ai aussi des amis français proches que je vois tout le temps.

Un point négatif ?

Pour la France, je pense que contrairement aux pays nordiques où tout le monde parle anglais, il faut vraiment apprendre la langue, sinon c’est plus dur d’y travailler et de s’intégrer.

 Un conseil à un futur Globe Trotter BI ?

C’est toujours un challenge et une expérience unique de travailler à l’étranger.

Pour la France, je dirais : s’habituer aux fromages bleus, et au très bon vin peu cher !

As-tu consulté des sites web en particulier avant de partir ?

Les sites des ambassades. Les processus administratifs sont compliqués, beaucoup plus qu’en Russie, surtout pour les étrangers-expatriés. Je consulte aussi les forums « les Russes à Paris », il y en a sur Facebook, ainsi que les groupes avec des offres intéressantes de type « appartements à Paris ».


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